#ChallengeCulture2019 ou se cultiver tout tranquillou

Bonjour tout le monde !

La nouvelle année approche à grands pas et, une fois n’est pas coutume, l’heure de se fixer des « bonnes résolutions » aussi. Plutôt que de me lancer une énième fois dans des résolutions stériles et inefficaces, j’ai choisi d’innover pour 2019.

En effet, j’ai décidé de me lancer un défi spécial, basé sur les challenges lecture. Si vous ne connaissez pas le principe, les challenges lecture constituent en une liste d’une cinquantaine de « critères » comme un livre qui fait peur, un recueil de nouvelles, un livre recommandé par un.e ami.e ou un livre dont le titre comporte une couleur, etc. En gros, vous devez lire chaque semaine un livre qui correspond à un de ces critères. Vous voyez le truc ?

Ce n’est pas ce que je vais faire.

 

Je ne veux pas me lancer là-dedans principalement pour deux raisons.

 

Premièrement : je n’aurai pas le temps de lire un livre par semaine ou en tout cas, dans le cadre du challenge. Je suis en DU avec des devoirs à rendre et des examens à passer, plus mes révisions et mes épreuves du CRPE, plus les cours que je donne qu’il faut préparer et réaliser. Cela deviendrait beaucoup trop une contrainte qu’un plaisir.

books-1245744_1280

 

Secondement : l’un des intérêts de ce genre de défi est de partager ce que je découvre et donner mon avis. Or, vous l’avez peut-être remarqué, je ne publie qu’une fois par semaine – le plus souvent le vendredi – donc cela monopoliserai un peu mon blog. Et ce n’est pas non plus l’idée, surtout que rédiger un article sur chaque livre deviendrait probablement une contrainte, et ce n’est pas l’idée.

 

J’ai donc organisé mon propre challenge que j’ai intitulé #ChallengeCulture2019.

challengeculture.png

 

L’idée est d’avoir une thématique par mois et de poster au moins un article sur ce sujet. Par exemple : j’ai décidé que septembre serait le mois de LGBTQI+ puisque le 23 septembre a lieu la journée de la bisexualité – donc j’en profiterai pour publier une liste de suggestion de lecture, mon avis sur un film ou un spectacle, le portrait d’une personnalité (qu’il aura d’abord fallut que j’étudie héhéhé), … Les détails exacts restent à définir, mais l’idée générale est là.

 

Pour ceux et celles que cela intéresse, voici le calendrier des thématiques :

  • Janvier : Histoire
  • Février : Amour
  • Mars : Féminisme
  • Avril : Arts
  • Mai : Sciences
  • Juin : Voyage
  • Juillet : Afrique
  • Août : Martin Luther King Jr.
  • Septembre : LGTQI+
  • Octobre : Sorcières
  • Novembre : Enquête
  • Décembre : Vieillir

Cela tente quelqu’un ? Je serai ravie d’avoir du soutien dans ce défi, même si c’est uniquement pour un thème et pas le défi intégral. Du coup, si vous souhaitez vous joindre à ce défi, n’hésitez pas à le dire !

 

Publicités

Les valeurs des Poufsouffles

Pour préparer l’Avent, Rat des villes a proposé un calendrier de l’avant-Avent sur son site et a publié il y a peu les résultats des différents concours organisés à cette occasion.

Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que l’un des défis consistait à écrire un texte sur les qualités d’une maison de Poudlard (les détails sont ici sur le site de Rat des villes). Vus que je suis une grande fan de l’univers d’Harry Potter, je ne pouvais pas ne pas y participer ! Alors j’ai écrit un texte au sujet de la maison de Poufsouffles car c’est ma préférée, mais je ne l’ai pas envoyé parce que je n’en suis pas satisfaite. Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit quoi que ce soit en dehors des articles du blog ou mes devoirs pour le master.

Du coup, j’en profite pour le publier ici et avoir votre avis dessus.

 

poufsouffle

Tout le monde connaît les caractéristiques de la noble maison des Poufsouffles : travail et gentillesse.

Leur maison est noble, mais certainement pas aussi valorisante que celle de Serdaigle où vont les intelligents et chercheurs de savoirs, ou aussi glorieuse que la courageuse maison des Gryffondors avec les braves et intrépides héros vont, ou aussi prestigieuse que la demeure des ambitieux et rusés Serpentards. Non, la maison des Poufsouffles n’est pas la maison où les élèves rêvent d’aller.

Le Choipeau lui même proclame dans sa chanson de rentrée : les élèves d’Helga Poufsouffle sont ceux que les autres fondateurs ne voulaient pas. Et les autres étudiants ne manquent pas de le rappeler lorsqu’il y a une dissension, particulièrement sportive.

Il n’y a pas un seul élève de Poufsouffle qui n’ait durant sa scolarité fait face à ce rappel constant que sa maison est la plus misérable des quatre. Les braves combattants du mal que sont les Gryffondors ne sont pas exemptent de méchanceté à ce sujet et hurlent la honte de porter aux couleurs jaune et noir pendant que les vicieux Serpentards persiflent sur l’incompétence des élèves de Poufsouffle, ceux acceptés par pitié. Même les prétendus sages et savants élèves de Rowena Serdaigle n’hésitent pas à porter jugement sur l’autre maison mineure. Tous les élèves des trois maisons le clament, le chantent et le sifflent au passage de l’équipe jaune et noire dans le stade : les Poufsouffles n’en valent pas la peine, qui gardent le silence.

Et cela dure depuis la fondation de la grande école de Poudlard.

En apparence.

C’est un secret bien gardé à l’intérieur de la salle commune. L’un des rares secrets à ne pas s’être propagé à travers les couloirs de l’école. En tout temps, les membres de leur maison ont appliqué l’adage disant que le meilleur secret est celui que tout le monde connaît mais dont personne ne parle. Et vus que tout le Royaume-Unis sait que la maison des Poufsouffles ne contient que ceux qui travaillent dur, avec la fidélité au cœur, pas la peine de partager plus. Que le reste du monde garde ses idées, les Poufsouffles savent la vérité.

Dans le cœur de leur tour, ils professent la devise de la maison des blaireaux chaque soir. Ils la murmurent à l’oreille des nouvelles années le premier soir, la martèle dans le vestiaire avant le match et tous la déclament dans leur tête face aux humiliations.

Ils l’ont gravé en eux et la vivent.

Travail

Habitué aux stylos, Dugal Fronsac recouvre des mètres de parchemins de lignes pour maîtriser l’écriture avec une plume. Il s’estime satisfait quand son écriture devient aussi lisible et nette que celle dans un livre.

Cédric Diffory court après le temps pour gérer ses fonctions de préfet et de capitaine d’équipe de Quidditch, sans s’essouffler, parce que chaque fonction est un honneur et qu’il veut que l’on sache que Poufsouffle ne rime pas avec faiblesse.

Susan Bones garde la tête haute pendant que certains calomnient sa tante et s’attelle à son travail. Quand ils ont le dos tourné, elle ensorcelle leurs lacets et retourne à ses ouvrages, la liste des résistants soigneusement caché entre les pages.

Les Poufsouffles n’ont pas peur du labeur et ne rechignent pas face à la tâche. Au contraire, la difficulté les motive à se surpasser. Peu importe le temps nécessaire pour achever leur travail, les blaireaux s’obstinent.

Détermination

Owen Cadwell se lève à cinq heure tout les matins pour aller courir autour du lac, dans l’optique de devenir poursuiveur l’année suivante, voir de devenir professionnel.

Depuis sa troisième année, Eleanor Wenlock consacre tout son temps libre à étudier l’arithmancie pour rendre honneur à sa grand-mère, l’une des plus grandes chercheuses en arithmancie de l’Occident. Elle veut être la première à résoudre l’équation impossible.

Chaque soir avant de se coucher, Hannah Abbot se répète le noms d’élèves nés-moldus ou sang-mêlés qui ne sont pas revenus des vacances. C’est pour eux qu’elle tient tête aux professeurs Carrow en refusant de leur obéir. Et aucun Doloris ne suffit pour qu’elle abandonne.

Sans détermination, l’ambition s’essouffle et le courage s’effrite tandis que le savoir devient inutile. Inébranlables, les Poufsouffles gardent les yeux rivés sur leurs objectifs et avancent malgré les difficultés.

Loyauté

Esther Haywood garde toujours une place vide à son côté lorsqu’elle s’assoit à la grande table, malgré son aversion envers Zacharias. Cet idiot est perpétuellement en retard aux repas et ce ne serait pas correct qu’il ne trouve pas où s’asseoir.

Ernie Macmillan garde les lèvres serrés pendant que le nouveau professeur des Arts Sombres s’enflamme hurle des menaces contre ceux qui ont inscrit les noms d’Albus Dumbledore et d’Harry Potter sur les murs de l’école.

Malgré son ventre tordu par l’angoisse, Nymphodora Tonks affronte sa tante sans hésiter. Elle le doit pour son père, pour Sirius, pour Harry. Pour sa famille.

Dans la maison de Poufsouffle, les étudiants savent se tenir droits dans leurs bottes, farouchement accrochés à ce qui leur tient à cœur, peu importe les conséquences. Personne ne peut les faire dévier de ce qui est important à leurs yeux.

Justice

Ruben Branstone se dresse du haut de ses treize ans pour stopper l’intimidation de quatre étudiants de Gryffondor à l’encontre d’un premier année de Serpentard en les dénonçant à un enseignant.

Justin Stump assène les sanctions à ceux qui brisent les règles sans se soucier de leur maison, de leurs noms ou de leurs futurs titres. Il ne se fait pas que des amis, mais même les plus réticents reconnaissent son impartialité.

Pomona Chourave se bat bec et ongles pour que les intimidateurs, quel que soient leur maison, leur nom et leur titre, soient sanctionnés. Elle a toujours détestait que l’on s’en prenne à qui que ce soit alors que cette personne se trouve en infériorité ou plus jeune ou sans défense.

On peut être la personne la plus puissante du monde ou réaliser des inventions à l’impact considérable ou posséder le réseaux d’influence digne d’une accromentale. Le pouvoir, le courage, l’influence, le savoir, l’intelligence, la détermination, la patience, …. Aucune qualité n’a d’intérêt si on ne la met pas au service de la justice. Aucune injustice n’est trop petite, chaque persécution est digne d’un combat.

Travail. Détermination. Loyauté. Justice.

Quatre mots.

Les quatre valeurs qui guident les étudiants de la maison de Poufsouffles. Ils laissent aux autres le courage, l’intelligence et la ruse, car avec la détermination et la loyauté, ils ont quoi œuvrer sans relâche, ni accepter la moindre injustice.

Ce n’est pas pour rien que leur symbole est un blaireau : il mange les serpents, défie les aigles et met à terre les lions. Il serait facile d’anéantir les trois autres maisons de Poudlard, il suffirait de la détermination et du travail, au service d’une loyauté sans faille envers leur propre maison.

Mais ce ne serait pas la justice.

Du coup, les Poufsouffles se murmurent la devise de leur maison et la mettent en œuvre chaque jour pour vaincre les batailles du quotidien. Ils affrontent le mépris et la pitié avec un sourire ou les dents serrées. Ils luttent contre les discriminations à leur échelle, par petits bouts. Ils atteignent leurs objectifs pas à pas.

Les Poufsouffles sont lucides : aucune autre maison n’arriverait à s’unir. Il y a trop de compétitions internes : c’est à qui sera le plus rusé ou le plus sournois, le plus brave ou le plus casse-cou, le plus savant ou le plus habile à discourir.

Si la maison du blaireau se mettait en marche, personne ne pourrait les stopper.

Les Poufsouffles laissent simplement croire le contraire.

Alors, vous en pensez quoi ?

Aimer ou ne pas aimer Noel, telle est la question

Pourquoi j’aime tant Noël (et pourtant c’était pas gagné !)

berry branch christmas christmas balls

Photo de Negative Space sur Pexels.com

S’il est assez unanimement admis que les enfants adorent Noël, chez les adultes, certains n’hésitent à avouer qu’ils n’apprécient guère cette fête. Je pourrais me demander pourquoi, mais à vrai dire j’ai fait partie durant longtemps de cette catégorie de personnes.

Les raisons qui me faisaient détester les fêtes de fin d’année.

Il est vrai que durant l’enfance j’adoré cette période de l’année, symbole de joie, de retrouvailles avec mes proches éloignés géographiquement, de cadeaux, de bonnes nourritures. Sauf que je voyais aussi que mes parents étaient loin d’apprécier autant que moi cela. Dès novembre, cela commençait : où est-ce qu’on passait Noël, qui inviter, qu’est-ce que l’on mangeait, le budget, etc. Le pire étant une fois les vacances scolaires arrivées, le ramdam empiré : ma mère était prise d’une folie du rangement et du ménage. Elle passait tout les jours précédents dans la cuisine et tout le monde râlait sur le stress et tout ce qui fallait encore faire concernant cette fête.

Au fur et à mesure que j’ai grandis, j’ai de moins en moins aimé cette période. Trop de stress. C’est comme s’il fallait forcément être heureux à Noël, fallait que tout soit parfait, que tout le monde soit content et gentil, que tout le monde faisait semblant de bien s’entendre et d’adorer tout les cadeaux que l’on recevait. Une belle hypocrisie. Oui, je sais, c’est une convention sociale qui permet de passer de bons moments en famille, mais je trouvais ça débile. S’arracher les cheveux des jours avant, se prendre la tête pendant pour ensuite râler durant des semaines dessus, non merci. En plus, une fois arrivée à la fac, c’était toujours précédé et suivi d’examens donc j’étais tiraillée entre bosser et profiter du temps avec mes proches.

photo of decorations on the wall

Photo de pascal claivaz sur Pexels.com

Et puis j’ai aimé Noël.

Je n’ai pas réappris à apprécier cette fête par mes proches, mais grâce à un forum. J’écrivais sur un forum de fanfictions sur un univers précis et certaines personnes étaient devenues suffisamment proches pour que je puisse réellement les considérer comme des ami-e-s.

Sur ce forum, tout les ans il y a un échange de cadeaux qui se fait. Tout ceux qui souhaitent y participer poste une liste de choses qui leur ferait plaisir et ensuite on demande à un modérateur précis les adresses des membres à qui l’on souhaite faire un cadeau.

J’ai participé plusieurs années à ces échanges. Une année, j’ai même réalisé près de 30 cadeaux (soit pour autant de membres) et j’en ai reçu. J’ai reçu des cartes de vœux, des lettres, des chocolats, des livres, des reviews (commentaires pour les fanfictions), des marques-page et ainsi de suite. C’est en participant à ces échanges de cadeaux que je me suis rendu compte que Noël c’était aussi le plaisir de chercher des cadeaux pour quelqu’un sans qu’il ne le sache, de s’amuser à emballer de pleins de manière différentes un cadeau pour ne pas laisser deviner le contenu, d’écrire une lettre à quelqu’un qui ne s’y attends pas et de recevoir quelque chose et de devoir attendre le jour J en émettant toutes sortes d’hypothèses sur le contenu et voir sur l’auteur.

Décoration Noël

Photo de Markus Spiske temporausch.com

L’impatience, le plaisir, le suspense, le partage.

Ces mots qui ont donné forme à Noël, ces mots qui désormais définissent Noël pour moi.

Je ne suis plus sur le forum, mais pour la seconde (et j’espère deuxième année)(oui, il y a une différence : seconde implique que c’est la dernière, deuxième implique qu’il y a au moins une troisième après)(petit cours lexicale gratuit)(et maintenant je ne sais plus où je suis dans ma phrase donc je recommence).

Je disais donc, pour la seconde année consécutive, un Père Noël secret a été mis en place dans mon groupe d’amis. Nous sommes ainsi près de dix personnes à devoir trouvé un cadeau entre quinze et vingt euros maximum pour quelqu’un d’autre. Vers Noël, nous nous retrouverons dans un café et nous mettrons les cadeaux dans un coin pour les distribuer à leur destinataire.

Au niveau de ma famille, cela s’est apaisé. Si adolescente je n’aimais guère cette période, la maturité m’a permise de prendre du recul. J’accepte mieux le fait que pour certains de mes proches cela soit une source de stress et qu’ils aient du mal à apprécier vraiment le moment présent parce qu’il veulent que ce soit parfait. Sauf que nous ne sommes pas dans un film, ni dans un catalogue. Le monde est imparfait, donc cette fête sera par définition imparfaite. Il y aura forcément quelque chose qui coincera, qui ne se déroulera pas exactement de la manière que l’on souhaite. Un cadeau mal choisit, un plat pas assez ou trop cuit, un retard, des vêtements inconfortables, un oubli. Peu importe, cela ne se déroulera jamais de la manière que l’on voudrait que cela le fasse. Quelque part, n’est-ce pas ce qui est le mieux ? L’imperfection n’est-elle pas favorable à la perfection ? La perfection n’est qu’illusion après tout, car rien n’est jamais parfait. Tout peut toujours être mieux.

Mais ça peut aussi être pire, bien pire. Passer Noël en apprenant un décès ou une maladie grave, le passer loin de ses proches à cause d’un imprévu, ne pas avoir de quoi manger, être dehors. Tout cela est grave. Tout cela est difficilement contournable. Mais le reste ? La cuisine, les cadeaux, les retard. Ce ne sont que des détails. Chercher à atteindre la perfection est une source de stress immense, c’est un horizon impossible à atteindre et qui ne gérera que de l’insatisfaction.

Je ne cherche plus la perfection d’un Noël illusoire. Mes proches sont ce qu’ils sont, le fait d’être avec eux, de partager ce moment important de l’année avec eux, de profiter de leur présence est devenu plus importante à mes yeux que les cadeaux ratés (et pourtant j’en ai eux ! Ma grand-mère m’avait offert une crème anti-ride lorsque j’avais 20 ans, c’est dire!) et tout le reste.

Ce n’est pas toujours facile, mais j’essaye de me raccrocher aux petits plaisirs que nous procure la vie. Oui, la neige, ça complique la circulation, mais c’est tellement jolie. Une bonne odeur de fumet, aller à la cérémonie religieuse avec mes grands-parents, entonner les chants que je connais par cœur et qui m’apaisent tant. (Stille Nacht en tête de liste, je serais capable de l’écouter en été)

flatlay photography of gift and baubles

Photo de George Dolgikh sur Pexels.com

Le bonheur de Noël n’est pas dans la surconsommation (d’ailleurs, pour des cadeaux made in France, voici un article de Mllle Samovar avec de chouettes propositions), ni dans la prise de tête. Pour moi, le bonheur de Noël se résume dans ces mots : l’impatience, le plaisir, le suspense, le partage.

L’impatience de voir arriver cette fête, de décorer le sapin, de chercher les cadeaux, de préparer le tout. Ce n’est pas pour rien que je commence dès octobre. Le plaisir d’être avec des personnes qui nous sont chères, de vouloir leur faire plaisir, de retrouver des saveurs particulières à cette période (bonjour le pain d’épice, le chocolat chaud, le jus de pomme chaud, la cannelle et le sapin). Le suspense de savoir ce que l’on recevra ou si les présents que l’on sélectionné donnera de la joie à leurs destinataires. Le partage, le partage des cadeaux, du repas, de moments ensembles.

Je sais que mon texte pourra paraître utopiste pour certains, voir naïf. Mais j’ai pensé que donner une autre vision de Noël que l’image qui est transmise habituellement de la course frénétique aux cadeaux à gogo, d’une surenchère de décorations et de stress. J’ai souhaité mettre en avant une fête plus proche de ses origines, de la simplicité du bonheur.

Et vous, c’est quoi Noël pour vous ?

 

Onde

Liste de Noël made in France

Noël en approche ! Plus qu’un mois avant la date fatidique de LA fête supposément parfaite (oui, c’est ironique, j’adore Noël, c’est flagrant). Il va donc falloir s’atteler – si ce n’est pas déjà fait – à la lourde tâche d’acheter des cadeaux, comme Onde nous l’a gentiment rappelé dans son article.

Personnellement, la pensée d’offrir une floppée de cadeaux à une multitude de personnes me fatigue d’avance (en plus des problèmes philosophiques que les célébrations de Noël me posent). Néanmoins, je me plie plus ou moins à cette norme sociale qui veut que l’on offre des présents aux gens qu’on apprécie (ou qu’on doit apprécier) à cette période de l’année. Sauf que, si déjà je dois m’embêter à offrir des cadeaux, autant que ceux-ci correspondent à mon éthique personnelle : à savoir  qu’ils doivent êtres écologiques, polyvalents et/ou issus d’un circuit court. Il y a peu de choses qui me fasse autant hurler de rage et d’incompréhension qu’un jouet en plastique venu d’Asie, à l’espérance de vie assez courte.

Du coup, je profite du blog pour réaliser cette année une liste de marques qui correspondent à mes critères difficiles afin de voir un petit peu où acheter mes cadeaux. (Si vous préférez les cadeaux littéraires, vous retrouverez ici ma liste d’albums jeunesse sur Noël).

 

Je commence par les préférées d’Albus Dumbledore :

Les chaussettes françaises

Offrir des chaussettes ? Personnellement, je trouve que c’est une idée originale et sympa, surtout si vous choisissez des modèles drôles ou jolis, comme vous en trouverez sur les deux sites que je propose. Si jamais, voici deux arguments pour offrir des chaussettes : 1) les gens ont toujours besoin de chaussettes donc c’est un cadeau utile; et 2) c’est surprenant : personne ne s’attend à découvrir une paire de chaussettes en ouvrant un paquet cadeau ! Si l’idée vous gêne, vous pouvez très bien choisir une paire de chaussettes de couleur unie et y ajoutez quelque chose pour compléter comme une cravate, une écharpe ou une paire de gants (si vous avez le sens de l’humour, offrez un accessoire accordé aux chaussettes comme une bouteille de bordeaux avec des chaussettes .. ben bordeaux, un calepin bleu avec des chaussettes turquoise, voire une culotte assortie !).

Voilà, je vous présente donc deux marques de chaussettes, plus une davantage connue pour ses espadrilles :

 

Archiduchesse pour des chaussettes super chouette !!

Fabriquées à Clichy, ces chaussettes et collants se déclinent en plus de quarante couleurs. Depuis 2017, une collection d’espadrilles est fabriquée à Mauléon.

archiduchesse2

Regardez ces couleurs chatoyantes des chaussettes fantaisies ! Les motifs sont variés et colorés, vous trouverez forcément votre bonheur que ce soit pour vous ou un.e ami.e, histoire de toujours se lever du bon pied !

 

Royalties Paris

Fabriqués par deux entreprises familiales à Les Cars et Troyes, cette marque veut redonner des lettres de noblesse aux chaussettes en les peaufinant dans les moindres détails.

royalties1

Si vous faites un tour sur leur site, vous trouverez des chaussettes absolument brillantes (parfois au sens littéral du terme puisqu’une de leurs collections s’intitule « Les brillantes »). Ma paire préférée porte le joli nom de « Honey Acacia »

royalties3

pour son motif en nid d’abeille mêlant l’ocre, le blanc et l’ivoire. N’est-elle pas magnifique ?

Un jour, je vais me l’offrir, c’est promis !

 

 

La marque Arsène (oui, moi aussi, je pense à Arsène Lupin) propose quand à elle des chaussettes, mais également des bonnets et surtout des espadrilles ! Fabriqués au coeur du pays basque, leurs produits sont – tout en respectant un savoir-faire ancestral – colorés et pétillants. La preuve en image :

arsène

Elles ne sont pas données, mais c’est de l’excellente qualité, donc on peut dire qu’elles vont tenir plusieurs années. Ce qui en fait un bel investissement donc un très joli cadeau.

 

Des noeuds papillons à foison !

La marque du Colonel Moutarde propose une multitude de modèles de noeud papillon absolument ravissants. A motif liberty, japonais ou unis, voilà des noeuds en profusion ! Vous pouvez également trouver des cravates, bretelles et chaussettes pour assortir les accessoires.

colonel moutardecolonel moutarde2

La marque propose presque toutes les teintes du cercle chromatique, avec différents tissus de qualité. Alors, si vous cherchez un petit accessoire original et coloré, le voici !

 

Pour les enfants

Les jouets libres pour des jouets fabriqués en France : jeux de billes, de cartes, de société, du loisir créatif jusqu’à la papeterie. Vous trouverez plein de choses pour jouer et s’amuser, en sachant que les bois utilisés pour leur fabrication proviennent de forêts gérées durablement, avec des circuits de fabrication courts.

 

 

 

 

 

Des box ou paniers garnis

 

Au niveau beauté et cosmétique, vous pouvez faire le bonheur d’une adepte des produits de beauté avec la Biotyfull Box. Le concept ? Une box est proposée tous les mois avec à l’intérieur quatre à cinq produits de beauté fabriqués en France et 100% bio ou naturel. Si je n’avais pas réduit ma routine beauté à son strict minimum avec des produits le plus naturel possible, je me serai laissée tentée pour m’en offrir une. A défaut, je crois bien que cela va faire le bonheur d’une de mes amies.

 

Si vous aimez le concept d’une boîte remplie de produits fabriqués en France, mais que vous voulez l’offrir à quelqu’un davantage branché cuisine que cosmétique, voilà de quoi vous satisfaire : la MadeInFrance Box ! Leur site propose une sélection variée de box/paniers gourmands, avec ou sans alcool, salés ou sucrés, avec du vin, du champagne ou de la bière selon votre préférence. Il propose également des paniers sans porc ni alcool, ce que je trouve plutôt sympa.

 

 

Voilà, j’ai un peu fait le tour des sites où acheter des produits français pour des cadeaux de Noël surprenants et jolis ! Si vous en voulez davantage, référez-vous à ce top de topito qui lui en compte 62 !

 

 

Si vous trouvez votre bonheur sur ces sites, n’hésitez pas à me laisser un petit mot pour me dire ce que vous pensez de leurs produits. Et sur ce, je vous souhaite une joyeuse préparation de Noël !

DIY cartes de voeux Noël (avec ou sans enfants)

Réaliser des cartes de voeux maison !

Dans un précédent article, j’ai présenté quelques idées de bricolages sur le thème de Noël, mais après tout, qui n’aime pas recevoir une carte de voeux ? Tout le monde aime aime, mais en recevoir une faite à la main, c’est clairement plus classe, je trouve.

 

Voici quelques idées pour réaliser facilement de chouettes cartes de voeux.(et toujours réalisables par des enfants !)

 

 

 

 

Commençons !

D’abord, le mignon petit sapin. Il s’agit de réaliser un sapin à partir de bouts de journal déchiré en différentes tailles. Je trouve cette idée très sympa, voici le blog d’où elle est tirée (je ne sais pas de quelle langue il s’agit, je penche pour un truc du genre suédois, j’ai trouvé cela sur Pinterest)

Si vous avez des boutons en trop, il est aussi possible de réaliser une très joli carte de voeux. Il suffit de coller les boutons à différentes hauteurs, puis de relier chacun d’entre eux au bord de la carte (avec une craie grasse ou un marqueur doré) pour réaliser une collection de guirlandes. Ensuite, il faut dessiner un petit noeud au-dessus de chaque bouton, vous pouvez soit le faire vous-même, soit laisser l’enfant le faire (il vaut mieux qu’il s’entraîne d’abord parce que s’il ne sait pas le faire, cela risque de ne pas être esthétiquement terrible, donc il s’entraîne et ensuite il  pourra faire tout en étant fier du résultat).

 

Autre solution pour les cartes de voeux : achetez une perforatrice ayant un trait au thème de Noël, celle-ci par exemple fait des trous en forme de sapin. Après, il faut juste les coller sur la carte.

Un enfant de petite section peut le fait, il perfore sous surveillance (au cas où, il y a peut de risque, mais mieux vaut prévenir que guérir), vous tracer le chemin, vous mettez un petit point là où il doit coller les sapins (ou les boutons), vous l’aidez avec la colle et c’est bon ! C’est pareil pour les autres cartes de voeux, les enfants adorent déchirer du papier et ils savent le faire très tôt. Le plus difficile sera de coller au bon endroit, c’est un exercice pas forcément très évident au niveau de la motricité fine et aussi dans la perception de l’endroit par l’oeil (avant la grande section, les enfants sont assez peu latéralisé, ils ont donc du mal à repérer un endroit par rapport à eux ou à autre chose).

Pour les enfants de maternelle, le plus facile sera le sapin en papiers déchirés (petit conseil, disposez les papiers avant de coller et n’hésitez pas à tracer un trait pour bien matérialiser l’endroit où le papier doit être collé). Les deux autres seront plus difficiles (notamment en petite section), mais ça va dépendre de la taille de la carte, plus c’est petit, plus c’est compliqué. Je propose un format d’au minimum 15 cm sur 20cm, cela fait une grande carte de voeux, après vous pouvez écrire les mots juste derrière au verso et ne pas faire une carte qui s’ouvre.

Concernant les traits, les enfants de petite section (voir de moyenne section) devront partir du bouton pour aller au cadre de la carte et pour réaliser le chemin des sapins, le mieux est de disposer des points à relier par l’enfant (en disposant un point après l’autre s’il le faut pour bien l’aider à visualiser là où le trait doit aller) (en sachant qu’un enfant de petite à moyenne section ne sait pas arrêter son geste donc il ne se stoppera pas forcément au cadre et risque de déborder de la carte)(oui, je pense aussi à vos nappes et tables).

 

 

Autres cartes de voeux, tout aussi sympas.

DIY carte voeux noel bougies

D’abord voici celle-ci avec des bougies qui est ultra simple à réaliser. Il suffit d’une feuille support pour la carte, puis de deux-trois papiers de couleurs ou avec des imprimés. Vous découpez des rectangles de tailles et hauteurs variables dans les papiers imprimés, que vous collez les uns à côtés sur la feuille support. Ensuite, vous dessiner et colorer une flamme au-dessus de chaque rectangle et vous terminer avec un trait noir pour représenter la mèche. Terminer, voici une jolie carte de voeux, réalisable dès que votre enfant sait découper (et remplir une zone au feutre ou à la craie grasse sans dépasser, ce qui n’est pas forcément le cas avant la moyenne section, sauf si vous réaliser les flamme dans du papier jaune et dans ce cas vous les découper et il les colle et là il peut le faire dès la petite section).

DIY cartes voeux noel sapin

Autre carte de vœux, autre principe. Le principe est de découper dans du papier imprimé (le mieux serait qu’il ait une certaine épaisseur, pour rajouter un peu de 3d) des formes comme des triangles pour représenter des sapins ou des cercles pour les boules de Noël. Pour personnaliser encore plus, vous pouvez prendre du papier avec peu de formes dessus et d’en rajouter en dessinant des étoiles, des cœurs, des traits, des sapins ou des cerfs (selon votre talent en dessin) ou ce que vous voulez, y comprit des petits mots. Par exemple, si vous disposez 4 boules sur la feuille, vous faites le contour intérieur avec des symboles simples (des ponts, des petits traits, des mini cercles ou des étoiles en fonction de la capacité des enfants) et à l’intérieur, dans une il y a aura marqué N, dans l’autre O, puis E, puis L et vous les disposez de façon à écrire NOEL !

 

La réalisation de ces cartes de vœux vont permettre de travailler chez l’enfant la motricité fine (et je remets le lien qui explique très bien), mais aussi développer la conscience artistique. Ce que j’entends par conscience artistique, ce n’est pas le fait de réaliser un chef d’oeuvre (même si on sait tous que parce que c’est votre enfant qui l’a fait, ce sera forcément un chef d’oeuvre, c’est la perle de votre vie, je suis au courant). C’est de travailler sur les couleurs, comment est-ce qu’on les assemble, ça travaille les graphismes (les étoiles, les traits, les cercles, etc), cela travaille l’écriture (notamment dans la dernière proposition). Concernant cette dernière, en général les enfants de fin de petite section peuvent écrire quelques lettres de leur prénom ou celui-ci en entier (mais ce n’est pas toujours le cas) et en fin de moyenne section ils savent écrire quelques mots, toujours avec un modèle sous les yeux.

 

Petite précision, l’écriture cursive (celle que nous utilisons tous en général pour écrire à la main) n’est enseigné qu’au courant de la grande section, avant c’est l’écriture en lettres capitales. Il faut donc veiller à adapter le style d’écriture à l’âge de votre enfant. Et dernière précision, plus l’enfant est jeune, plus il a besoin de faire les choses en grand. Un élève de petite section, voir de moyenne section, ne pourra pas coller des bouts de papier trop petits, ni poser les boutons au bon endroit si ceux-ci ne sont pas assez grands pour qu’il puisse bien les tenir. Cela se verra très vite, à partir du moment où l’enfant a du mal à tenir le matériel, c’est que celui-ci n’est pas forcément adapté à son stade de développement. Attention, les élèves de cp ne savent pas toujours écrire correctement en cursive, donc il faudra peut-être l’adapter (privilégier les lettres en capitales d’imprimerie qui ont en plus l’avantage d’être plus lisibles que les majuscules en cursives).

 

Personnellement, avec mes élèves de maternelle, je pense que je réaliserais celle avec les bougies avec un ajout, je ferais ranger de la plus grande bougie à la plus petite pour réinvestir le travail qui sera fait sur le classement par taille (je vous invite à lire l’article sur les décorations où j’indique comment le réaliser). Sinon, ce sera soit la cinquième avec les cercles dans du papier imprimé pour ainsi travaillé le graphisme et les traits, en plus de l’écriture pour certains de mes élèves qui savent écrire. Je dirais bien que je rajouterais des photos lorsque ce sera réalisé, mais vu que ce sont les productions des élèves il me faudra l’accord des enfants et des parents, et je préfère éviter de mélanger ma vie professionnelle avec le blog. Ce que je peux faire (si j’y pense), c’est de prendre en photos les modèles que je ferais pour les élèves, comme c’est moi qui les aura produits, il n’y aura pas de souci. Il faut juste que j’y pense….

 

Voilà, c’était donc cinq cartes de vœux très faciles à réalisées par soi-même et par des enfants, y comprit en maternelle. J’espère que cela vous plaira, n’hésitez pas à m’envoyer des photos du résultats, notamment si vous voulez que je les rajoute dans l’article pour montrer que oui c’est possible !

Onde

PS : Rendez-vous vendredi pour une liste de cadeaux spéciale Made in France par Mlle Samovar !

Critique : Le grand bain de Gilles Lelouche

Bonsoir tout le monde !

Aujourd’hui, j’ai choisi de partager avec vous mon avis sur un film absolument génial qui est actuellement au cinéma :

Le Grand Bain

affiche1

Comme avec Chasseuse de Géants, je ferai de mon mieux pour vous en parler sans révéler trop de détails, histoire de vous laisser découvrir ce film sans avoir été spoilé.

Sorti le 24 novembre dernier, le dernier film de Gilles Lelouche rassemble une belle brochette d’acteurs et actrices brillant.e.s comme Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Virginie Elfira, Leïla Bekhti, …. 

Sans trop vous décrire le film, je vais vous donner mon sentiment à la sortie du film. Le résumé se tient en un mot : GRANDIOSE !

acteurs

Une belle brochette d’acteurs et actrices pour un grand film

Sans jamais tomber dans le pathos ou le mièvre, le film décrit le parcours de Bertrand (joué par Mathieu Almaric) qui est dépressif depuis deux ans et se dépêtre tant bien que mal du quotidien. Et franchement, entre sa belle-famille méprisante et méprisable (qui compte un beau-frère que j’ai envie de baffer tellement il est misogyne et … le seul mot que j’ai envie de dire, c’est salopard) et ses gosses qui n’en ont absolument rien à faire de leur père, j’ai envie de dire qu’on le comprend, ou qu’au moins, on compatit. On comprend également les sentiments de Claire, son épouse, qui est à bout et gère les choses tant qu’elle peut. En accompagnant sa fille à la piscine, il intègre l’équipe masculine de natation synchronisée de manière quasi hasardeuse. 

Cette équipe est composé de six autres hommes. Ainsi, Guillaume Canet est un chef d’entreprise du nom de Laurent. Honnêtement, c’est un homme assez rude, en premier abord. De son côté, Philippe Katerine incarne le concierge de la piscine Thierry. À leurs côtés, Marcus, le dirigeant d’une boîte de vente de piscines, est joué par Benoît Poelvoorde, pendant que Jean-Hugues Anglade interprète Simon, un musicien amateur que l’on peut qualifié de raté.

Entre Simon et Thierry (deux ratés), Bertrand (totalement apathique à cause de la dépression), Laurent (tyrannique avec sa famille), Marcus (un magouilleur de première catégorie) et le reste de leur équipe se construit une amitié mâtinée de confidences dans les vestiaires, d’éclats de rire et de coups de gueule.

Pour eux, la natation synchronisée est un lieu d’écoute. Ils se comprennent, se confient et se dévoilent. C’est leur refuge, leur moment de respiration.

piscine

Le Grand Bain, c’est essentiellement l’histoire d’hommes qui modifient doucement leur image d’eux même.

 

La caméra filme les personnages être broyé entre leurs boulots, leurs familles et leurs quotidiens. J’ai beaucoup aimé la manière dont la caméra a capturé l’ordinaire anxiogène qui les entoure et leur fait boire la tasse. À sa manière, le film interroge les spectateurs sur la question de l’épanouissement des hommes dans la société. Certains comme Laurent (Guillaume Canet) semblent avoir tout pour réussir, mais sont incapables d’être heureux. Et même là, le film nous montre que non, cette réussite est une façade. Tous ces hommes s’en prennent plein la figure et continuent pourtant d’avancer.

Bien que le scénario soit plus ou moins cousu de fils blanc, ce n’est pas un film happy end classique. Ils ne deviennent pas des stars et triomphent de toutes leurs emmerdes. Leur vie ne pas radicalement changer : Simon continue de travailler dans la cantine, Bertrand reste probablement dépressif, Thierry va peut-être se faire rabaisser par l’équipe de natation, … Néanmoins, entre le premier entraînement de Bertrand et les dernières secondes du film, ils ont évolué. Ils vont mieux. Ils se sont réconciliés avec eux-même, leur image et leur estime personnelles ou avec leurs familles. Ils ont trouvé une paix, une fierté. Ce n’est pas parfait, mais c’est mieux

Et c’est là le point le plus important du film : on ne peut pas atteindre le bonheur parfait, il y a des jours sans et des jours avec. L’important est de continuer.

Ce film m’a beaucoup touché par sa sensibilité et sa douceur vis à vis des personnes qu’il décrit. Avec une maîtrise stupéfiante, le réalisateur et les acteurs donnent à voir des portraits d’hommes et de femmes qui sont fragilé.e.s par la vie et laissent deviner leurs cicatrices et leurs blessures. Chacun de ses hommes et femmes est un peu paumé, perdu ou brisé par la vie. Et pourtant, chacun.e à sa manière continue d’avancer. En tâtonnant, ils souffrent à la fois de l’entraînement et de leur quotidien, se serrent les coudes et parfois, font des mauvais choix. Mais ils avancent et rêvent d’une médaille, que ce soit celle de la natation synchronisée ou de la vie.

perso

Des bras cassés qui deviennent les héros de leur propre vie

Ces personnes veulent vivre et surtout, cherchent dans le regard des autres – que ce soit le jurys ou leurs entourages – une reconnaissance. Celle d’exister.

Chacun des personnages du film sont en quête de cette reconnaissance, cette preuve qu’ils valent quelque chose. Qu’ils ne sont pas rien.

Si j’ai autant aimé ce film, c’est justement parce que Gilles Lelouche a réalisé une magnifique quête, comme un roman d’initiation à destination des adultes, pour raconter les portraits de personnes un peu paumées et blessées qui ont peu à peu guéri, simplement en avançant vers un but. Il n’y a pas de pathos : on ne joue pas du violon à faire pleurer dans les chaumières. Au contraire, il y a beaucoup d’humours dans ce film, ainsi que de la dérision. Assisse dans mon fauteuil, j’ai rit et sourit devant ce film, mais j’ai également été prise aux tripes et émue aux larmes.

piscined4.jpg

Pour sortir la tête de l’eau, il faut parfois oser y plonger.

Le grand bain n’est pas un conte de fées où tout se termine parfaitement bien, il s’achève par un « Et ils vécurent plus heureux …. »

Voilà, c’est un petit peu décousu et j’en suis désolée, mais ce film est tellement bouleversant. Je vous recommande de tout mon cœur de courir aller le voir !

Si c’est déjà fait, faites moi part de votre avis s’il vous plaît, je suis curieuse de votre ressentie quant à ce film !

47 idées pour ne pas s’ennuyer

 

Il arrive que l’on s’ennuie. Parfois même, on sait ce que l’on devrait ou pourrait faire, mais l’on n’a pas envie.

Dans ce cas, plutôt que de procrastiner devant la télévision, je propose deux solutions.

La première est de réaliser la liste de choses que l’on devrait faire ou que l’on pourrait faire et de regarder ensuite ce qui nous donne le plus envie.

 

La seconde, c’est de piocher dans ma liste toute faite.

  1. Lire un livre.

Je ne sais pas vous, mais j’ai toujours une tonne de livres en attente et lorsque je m’ennuie, j’ai tendance à ne pas y penser. C’est pour cette raison que c’est mon numéro 1. Ainsi, je le vois forcément.

2. Écouter un dossier de France Inter.

Sur cette radio, tous les jours il y a un dossier sur un autre sujet. On peut soit l’écouter en direct, soit l’écouter en replay sur le site internet de France Inter et contrairement à ce que l’on pourrait penser (je ne jette pas la pierre, je pensais pareil) ce n’est pas toujours ennuyeux.

3. Trier son armoire, ses livres, son maquillage, ses chaussures, etc.

On a toujours une bonne raison de trier ses affaires : les redécouvrir, faire de la place, enlever ce que l’on ne met jamais, ce qui est trop petit/grand/usé, etc

4. Faire un ménage à fond : passer le balais, la serpillière, laver les vitres et les rideaux, chasser les toiles d’araignées, etc. Ca fait tout de suite du bien de se retrouver dans un endroit nickel.

5. Cuisiner (pour plus tard ou tout de suite, pour soi ou pour quelqu’un)

6. Se promener, mais pas se promener pour se promener. C’est prendre le temps d’observer ce qui nous entoure, découvrir des détails dans l’architecture, de nouveaux restaurants ou admirer la nature, respirer l’air frais.

7. Aller voir un musé ou une exposition ou un film ou un spectacle (comme celui-là). Sortir pour se cultiver, développer ses goûts

8. Organiser une sorte ou un dîner avec des amis que l’on n’a pas vu depuis longtemps

On ne va pas se mentir, en général, on voit très peu de monde en dehors du travail. La plupart du temps, on n’a pas le temps. Là, il s’agit d’en prendre pour justement revoir les personnes qui nous sont chères. (D’ailleurs, il me semble qu’une étude a prouvé que voir ses amis augmente le bonheur et la durée de vie, c’est une raison comme une autre …)

9. Passer un coup de fil à une connaissance pour prendre des nouvelles

Même raison que précédemment.

10. Jouer à un jeu de société : Monopoly, Time’s up, scrabble, peut importe, l’important  c’est de jouer ensemble.

11. Faire le point dans ses finances (ce n’est pas toujours drôle, mais c’est souvent nécessaire)

12. Regarder un tutoriel de DIY en décoration ou autre et le faire

13. Changer les draps du lit (on les oublie toujours ceux-là, non ? )

14. Dessiner ou peindre (pratiquer de l’art therapy en fait)

 

 

15. Faire une séance de sport (parce que cela ne fait jamais de mal) (le yoga compte)

16. Laisser poser un masque ou un vernis, ou quoi que ce soit pour se sentir bien

17. Tester une nouvelle coiffure

18. Préparer Noël (ou vérifier qui a bientôt anniversaire)(devinez qui n’a toujours rien pour celui de sa sœur?) (vous avez lu mon article sur le sujet ?)

19. Trier ses papiers (c’est barbant, mais nécessaire)

20. Trier ses marques-page internet, ses documents, ses images. Faire le tri sur son ordinateur quoi

21. Sélectionner des photos et monter un album souvenir

22. Méditer ou prier

23. Se mettre à l’écriture libre (voir la vidéo d’Esther qui l’explique pas trop mal)

24. Regarder s’il n’y a pas de fournisseurs internet/téléphone/banque moins chers pour réaliser des économies

 

 

25. Décorer son bullet journal

26. Écrire sa Bucket List

27. Choisir dans sa Bucket List et regarder comment le réaliser

28. Faire un don du sang (partager votre pouvoir !)

29. S’informer sur les associations qui sont autours, voir si l’une d’elles vous intéressent

30. Mettre de la musique et danser (ça augmente l’hormone du bonheur et fait un bien fou)

31. Programmer ses prochaines vacances

32. Reprendre un projet jamais terminé (Tiens, j’ai l’impression que j’entends ma jupe qui l’appelle pour que je la finisse)

33. Écouter un podcast

34. Prendre rendez-vous chez les dentiste/l’ophtalmo/la gynéco

35. Écrire une lettre à soi-même : pour dans 10 ans, pour se rappeler de bonnes choses ou émettre des voeux

36. Planter des herbes aromatiques (parce que frais , c’est tellement meilleur et je trouve que ça fait classe)

37. Trier ses médicaments

38. Faire le point sur sa vie (sur son évolution, sur ce que l’on voudrait être, ce qui nous empêche de l’être ou de le devenir)

39. Préparer son décès (sa succession, son enterrement) (je sais, ce n’est pas joyeux, mais ça ôte un poids à ceux qui restent)

40. Trouver 10 idées pour changer le monde

41. Chercher trois choses à changer chez vous

 

42. Flâner sur Culturama

43. Écrire une lettre à un proche (ou à une personne décédé pour lui dire ce que l’on n’a jamais réussit ni eu le temps de le dire) (ou à une star et peut-être qu’elle répondra avec un autographe !)

44. Se mettre à la couture ou au tricot

45. Ecrire le roman que l’on a dans la tête depuis des années sans jamais oser se lancer (On peut ambitieux dans la vie)

46. Tester de nouvelles associations avec ses vêtements

47. Apprendre à se connaître en répondant à des questions, comme par exemple celles-ci.

 

Laquelle de ces activités vous attire le plus ? Et vous alors ? Qu’est-ce que vous faîtes lorsque vous vous ennuyer ?

 

Onde